Confédération générale du travail : une représentation syndicale de l’histoire de France

Syndicat français dont la forme juridique est la confédération syndicale, elle fut créée en septembre 1895 à Limoges. Son siège est au 263, rue de Paris. Elle est affiliée à la confédération européenne des syndicats (CES) et la confédération syndicale internationale (CSI). Son secrétaire général actuel est Philippe Martinez. Le syndicat revendiquait 680 000 membres en 2016 et son activité couvre l’ensemble du territoire. Ses publications sont visibles dans son journal La Nouvelle Vie ouvrière et sur www.cgt.fr son site internet.

Des débuts complexes

La loi Ollivier publiée le 25 mai 1864 abroge la Loi Le chapelier et permet quelques années plus tard de créer la Fédération Parisienne des Sociétés Ouvrières en se basant sur la Société de Solidarité des Ouvriers Relieurs de Paris qui existait déjà. Cette fédération fera office de base à la future CGT nationale.

Du 23 au 28 septembre 1895, le Congrès constitutif de la confédération générale du travail CGT a lieu à Limoges, mais les principaux corps de métiers proviennent de la fédération du livre et de celle des cheminots, les autres corps de métiers n’y participent pas. Même si la CGT est mal organisée, en 1900, le journal La Voix du peuple, un organe de la CGT est créé.

En 1902 cependant au congrès de Montpellier la CGT intègre la Fédération des Bourses du travail. Avec l’action d’hommes comme Victor Griffuelhes et Émile Pouget, la CGT se structure. Elle est ainsi plus forte en 1904 pour faire adopter la journée à 8 heures lors du Congrès de Bourges. Dès lors, de nombreuses autres fédérations rejoignent la CGT.

Des réformes constructives

La Charte d’Amiens adoptée en congrès permet au syndicalisme confédéral d’avoir des traits particuliers tels que : la lutte des classes, l’amélioration de la vie quotidienne, la lutte pour la disparition du salariat et du patronat et l’indépendance des syndicats face à des organisations politiques.

Le 25 février 1913, la CGT rend public un manifeste antimilitariste. Elle montre ainsi son aversion pour la guerre, mais prend part le 1er août à la mobilisation générale et le début de la guerre. Le 25 mars 1919, la CGT permet le vote de la loi sur les conventions collectives et les lois sur la journée de 8 heures le 23 avril.

Un bilan mitigé

En obtenant 1 570 500 suffrages soit 34 % aux élections prud’homales qui ont eu lieu en décembre 2008, la CGT confirme sa place de principales organisations syndicales. Cela est valable au sein des salariés et des délégués du personnel.

Mais sa participation active aux grèves et manifestations du printemps 2016 est très controversée. Elle poursuit son action en avril 2016 en annonçant à la presse des grèves dans toutes les raffineries de France pour le 24 mai. En imposant aux quotidiens nationaux devant paraître le 26 mai, la publication d’une tribune contre la loi travail signé par Philippe Martinez, le secrétaire général de l’organisation, la CGT se fait autoritaire. Une attitude condamnée par de nombreux adhérents.

En prenant clairement position en avril 2017 durant l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle pour Emmanuel Macron et en appelant à « faire barrage » à Marine Le Pen l’organisation rompt ainsi avec sa tradition apolitique.